Faut-il consommer bio ou local ?

30 juin 2024

Faut-il consommer : bio, local ou de saison ?

Lorsque nous faisons nos courses et choisissons nos fruits et légumes, nous sommes souvent confrontés à un choix difficile : quelles sont les meilleures options pour réduire notre empreinte environnementale tout en maintenant une alimentation saine et équilibrée ? Trois variables clés entrent en jeu : le caractère local, la saisonnalité et les méthodes de production. Examinons chacune de ces variables et voyons comment les prioriser pour faire des choix alimentaires durables.

1. Local :

Les aliments locaux sont produits à proximité de votre lieu de résidence, réduisant ainsi les émissions de carbone associées au transport. Selon une étude de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le transport peut représenter jusqu’à 10-15% de l’empreinte carbone totale d’un aliment. En privilégiant les produits locaux, vous soutenez également les agriculteurs de votre communauté et contribuez à maintenir la diversité agricole locale.

2. De Saison :

Choisir des fruits et légumes de saison signifie opter pour des produits qui sont cultivés et récoltés naturellement au moment où ils sont à leur apogée. Cette approche présente des différences significatives en termes d’empreinte carbone, en fonction de la méthode de production :

  • Fruits et Légumes de Saison : Ces aliments sont cultivés en plein air, dans des conditions naturelles, et sont disponibles pendant leur saison de récolte. En choisissant des aliments de saison, vous évitez les coûts énergétiques et environnementaux associés à la culture sous serre ou à l’importation de produits hors saison.
  • Hors Saison : Les fruits et légumes cultivés hors saison nécessitent souvent l’utilisation de serres chauffées ou d’autres méthodes de culture intensives pour simuler les conditions climatiques favorables, ce qui entraîne une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Selon une étude de l’Agence de Protection de l’Environnement des États-Unis (EPA), la production sous serre peut entraîner une augmentation significative des émissions de gaz à effet de serre par rapport à la culture en plein air. Des recherches de l’Université de Californie précisent que la production sous serre peut entraîner jusqu’à 10 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre par kilogramme de produit que la culture en plein air.

3. Méthode de production :

Il existe 3 grandes catégories de méthodes de production : bio, conventionnelle et agroécologique. Voici leurs principales différences :

  • Agriculture Conventionnelle : L’agriculture conventionnelle est souvent caractérisée par l’utilisation intensive de produits chimiques synthétiques tels que les pesticides, les herbicides et les engrais chimiques. Cette méthode peut entraîner une dégradation des sols, une perte de biodiversité et une contamination de l’eau et de l’air par les produits chimiques.
  • Agriculture Biologique : L’agriculture biologique exclut l’utilisation de pesticides synthétiques, d’engrais chimiques et d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle favorise des pratiques agricoles écologiquement durables, telles que la rotation des cultures et la gestion de la biodiversité.
  • Agriculture Agroécologique : L’agroécologie intègre des principes écologiques dans la conception et la gestion des systèmes agricoles. Elle vise à créer des écosystèmes agricoles résilients et durables en utilisant des méthodes telles que la diversification des cultures et la gestion intégrée des ravageurs. Elle est donc moins polluante que l’agriculture Bio et permet la régénération de la biodiversité.

En résumé, l’agriculture biologique se distingue par son interdiction des produits chimiques synthétiques, tandis que l’agroécologie adopte une approche plus large en intégrant des principes écologiques dans la conception des systèmes agricoles. Toutes deux visent à promouvoir la durabilité environnementale et la santé des écosystèmes, tout en fournissant des aliments sains et nutritifs.

Quel choix ?

Il paraît évident que le mieux reste de trouver des aliments combinant les 3 variables : de saison, agroécologiques et locaux, mais ceux-ci sont rares ! Lorsque le choix est nécessaire, il est primordial de préférer la saisonnalité, puis la méthode de culture et enfin l’origine la plus proche. En priorisant les aliments avec cette règle simple De Saison puis Bio puis Local, nous pouvons contribuer à soutenir une agriculture plus durable et à préserver notre planète pour les générations futures.

Chez Sin·e

Chez Sin·e, nous appliquons les mêmes règles à notre sélection de matières premières.

Dans l’industrie cosmétique, les productions végétales sont systématiquement faites de saison. Nous devons d’ailleurs prévoir les pénuries qui arrivent régulièrement hors saison. Nous choisissons nos matières premières avec le label Bio, il n’existe malheureusement pas encore de label agroécologique. Quant à la distance, nous nous fournissons au plus près possible et privilégions les producteurs français. Lorsque la production végétale est hors de l’Europe, comme pour l’Argan par exemple, nous privilégions un transport en bateau plutôt qu’en avion.

Nous faisons de notre engagement écologique une grande fierté. Tous nos produits sont certifiés COSMOS Organic par Ecocert, qui est l’un des labels les plus exigeants en cosmétique. Notre démarche durable nous a également valu l’honneur de recevoir le label Initiative Remarquable par France Initiative.